Tous les appareils partageaient le jeton du serveur : perdre un téléphone
obligeait à changer ce jeton, donc à réappairer tout le monde. Chaque
appairage émet désormais le sien.
Révoquer devient une opération locale, vérifiée en appairant deux appareils
puis en coupant le premier : 401 pour lui, 200 pour l'autre, jeton maître
intact. L'interface du serveur les liste avec leur modèle, leur date
d'appairage et leur dernière synchronisation — sans jamais afficher les jetons
eux-mêmes, ce qui reviendrait à les distribuer.
La table s'ajoute sans toucher aux données existantes et le jeton maître reste
accepté : rien ne casse pour un appareil appairé avant cette version.
Recopier un jeton de trente-trois caractères sur un clavier tactile n'était pas
un réglage, c'était une corvée. On ouvre désormais une fenêtre depuis le
serveur, on appuie sur Appairer côté téléphone, et c'est fait.
Le jeton n'est pas pour autant distribué : ouvrir la fenêtre l'exige déjà,
elle dure deux minutes, se referme dès qu'un appareil s'est servi, et ne
répond qu'à une adresse privée. Le champ de saisie reste là pour qui préfère
le coller.
Les cinquante fichiers de code portent en outre leur notice de licence, comme
la GPL le recommande. Elle est en français, comme le reste ; le texte qui fait
foi demeure celui de LICENSE, non traduit.
Le dépôt annonçait une licence « à définir », et la page À propos le signalait
en rouge. C'est désormais la GNU GPL v3.
Le texte est copié de la référence système plutôt que retranscrit : une licence
altérée, même par inadvertance, ne vaut rien. Le README en expose la portée, y
compris ce que la GPL implique pour qui redistribue une version modifiée.
La page À propos porte la licence et le copyright dans son onglet Auteur, et sa
pastille passe au vert.
Le téléphone balayait quarante radios toutes les trois minutes, cherchait dans
quatre catalogues et enregistrait des directs. Tout cela le tenait éveillé pour
un travail qui n'a aucune raison de se faire sur batterie.
Un serveur reprend la collecte : recherche, guet, enregistrement, file de
téléchargement, piloté depuis un navigateur. Le mobile demande ce qui a changé
depuis son curseur, télécharge et se rendort — toutes les six heures, en Wi-Fi
non facturé. Vingt fichiers quittent l'application au passage.
Le balayage devient continu plutôt qu'espacé de trois minutes : une sonde ne lit
que le premier bloc de métadonnées avant de refermer, ce qui rend la permanence
tenable quand garder les flux ouverts coûterait plusieurs mégabits par seconde.
Un morceau guetté a été capté en moins de vingt-cinq secondes. La recherche
interroge les quatre catalogues à la fois et fond leurs résultats, les plus
légers d'abord.
Quatre défauts corrigés en chemin, tous trouvés en essayant plutôt qu'en
relisant : un jeton régénéré à chaque démarrage, qui aurait obligé à
reconfigurer le mobile ; un 403 de Wikimedia dû à un agent trop générique, que
la fusion des sources masquait ; un dossier de données par défaut inaccessible
au compte qui lance le serveur ; et une lecture de métadonnées qui n'itérait
rien, faute d'être asynchrone.